Le bonheur

Le bonheur est comme un sillage il suit fidèlement celui qui ne le poursuit pas.

Quand on s’arrête pour le saisir ou le contempler, il s’évanouit aussitôt.

A partir du moment où l’on a renoncé à le poursuivre, on s’aperçoit que l’on n’a sacrifié que nos chaines et nos tourments.

Le bonheur est comme un foyer. Il nous faut produire assez de chaleur avant de venir nous asseoir auprès du feu que nous aurons offert aux autres.

Ce qui nous manque ne peut nous priver de bonheur car il nous manquera toujours quelque chose.

Si nous ne pouvons être heureux sans cela, nous le serons jamais.

Il faut être heureux de confiance. Des que nous cesserons de faire à la vie le procès de ce qu’elle ne nous a pas donné, nous saurons qu’il ne manquait que cette confiance pour qu’elle n’ait plus à se justifier.